Permis Probatoire | Assurances Jeune conducteur

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Comment passer son permis pour un euro par jour ?

Depuis la récente réforme du permis de conduire, il est possible de bénéficier du permis de conduire à 1 euro par jour. Concrètement cette formule s’adresse aux personnes ayant entre 16 et 25 ans révolus qui s’inscrive pour la première fois au passage du permis. Le permis B et le permis A (motocyclette de  plus de 125 cm3) sont concernés par l’opération. Le permis de la sous-catégorie A1 (motocyclette légère) n’est en revanche pas concerné.

Passer son permis à euro par jour

Le montant du prêt va de 600 et 1 200 €, le tout sans intérêt. Le candidat aura entre 20 à 40 mois pour rembourser le crédit. A noter qu’aucun frais de dossier ne sera à verser.

Si le candidat est dans l’impossibilité de verser une caution, l’état se porte garant pour lui (à travers la caisse des dépôts et consignations) auprès de la banque. La banque décidera ensuite d’accepter le versement du prêt ou non. Le but de l’Etat est de permettre au plus grand nombre d’obtenir ce prêt, il ne garantit en rien l’obtention de celui-ci.

Attention, pour bénéficier de ce crédit, il faut choisir une auto-école partenaire de l’opération , identifiable grâce à au logo ci-dessus.

La conduite supervisée, comment ça marche ?

Depuis le début de l’année, les candidats au permis de conduire peuvent opter pour la conduite supervisée. Cette formule, qui permet de conduire en la présence d’un accompagnateur avant l’obtention du permis, se rapproche beaucoup de la conduite accompagnée tout en restant plus souple.

Qui peut faire une conduite supervisée ?

Chaque candidat au permis de conduire qui a atteint l’âge de 18 ans peut suivre la conduite supervisée. Pour cela, il doit avoir fini sa formation initiale de 20 heures et avoir obtenu le code. L’enseignant du candidat doit ensuite autoriser le suivi de la conduite supervisée.

Depuis le début de l'année 2010, il est possible d'opter pour la  conduite accompagnée

Pourquoi suivre une conduite supervisée ?

Cette formule permet d’acquérir une expérience accrue avant le passage de l’examen du permis de conduire ou après un échec à cet examen. Elle permet ainsi d’aborder le passage du permis de conduire plus sereinement, et peut également permettre d’accroitre sa maitrise du volant sans payer d’heures de conduite supplémentaires. Toutefois, cette méthode ne permet pas de bénéficier de la réduction de la période du permis probatoire, qui reste de 3 ans, contrairement à la conduite accompagnée.

Comment se déroule la conduite supervisée ?

A l’instar de la conduite accompagnée, le candidat peut conduire un véhicule en la présence d’un accompagnateur. Pour valider la conduite supervisée, il doit effectuer au moins 1000 kilomètres sur une période de 3 mois minimum. Deux rendez-vous sont programmés : un avant le début de la conduite supervisée et l’autre en cours d’apprentissage, les deux se déroulant en la présence de l’accompagnateur.

Pour les accompagnateurs, les critères sont les mêmes que pour la conduite accompagnée : ils doivent être titulaire du permis depuis au moins 5 ans sans interruptions et ne pas avoir commis certains délits.

Les modalités à respecter

Pour suivre cette formule, le candidat doit avoir l’autorisation de son assurance précisant le nom du ou des accompagnateurs ainsi que le ou les véhicules utilisés. Une attestation de fin de formation initiale (AFFI), délivrée par l’auto-école, est également nécessaire (si le candidat a déjà passé l’examen du permis de conduire, une autorisation de conduire en conduite supervisée lui est demandée) et devra être transmise à la société d’assurance.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre auto-école.

Les règles de la conduite accompagnée

La nouvelle réforme de la conduite accompagnée incite les jeunes à choisir cette formule qui présente de nombreux avantages. Car si la méthode a fait ses preuves, elle n’est sollicitée que par 30 % des candidats au permis de conduire. Tout comme le permis de conduire, la conduite accompagnée, officiellement appelé Apprentissage Anticipé de la conduite, nécessite un apprentissage d’une vingtaine d’heures au bout duquel est délivrée une attestation (présente dans le livret d’apprentissage et remise à la compagnie d’assurance du candidat). Elle nécessite également l’obtention du code. La conduite s’effectue ensuite sous la surveillance d’un adulte qui n’est pas forcément un parent.

Le disque de la conduite accompagnée doit être apposé à l'arrière de la voiture

Comment ça marche ?

Un certain nombre de règles encadrent cet apprentissage :

- le candidat doit être âgée d’au moins 16 ans et disposé de l’autorisation de son représentant légal (une inscription au recensement ou une participation à la la Journée d’Appel de Préparation à la Défense est également nécessaire)

- il doit être titulaire de l’attestation scolaire de sécurité routière ou de l’attestation de sécurité routière

- l’accompagnateur doit être titulaire du permis depuis au moins 5 ans sans interruptions et ne pas avoir commis certains délits

- le candidat doit effectuer 3000 km durant la conduite accompagné, sur une durée minimale de 1 an et maximale de 3 ans, en essayant de favoriser différents types de routes et de conditions

- le candidat doit respecter des limitations de vitesse particulières : 110 km/h au lieu de 130 km/h sur autoroute, 100 km/h au lieu de 110 km/h sur 2×2 voies et 80 km/h au lieu de 90km/h sur les autres routes (en ville les limitations restent les mêmes)

- le parcours effectué après chaque sortie doit être inscrit sur le livret

- la voiture utilisée doit disposé de rétroviseurs latéraux à droite et à gauche

- la conduite accompagnée est uniquement autorisée sur le territoire français

- afin d’avertir les autres conducteurs, un disque doit être apposé à l’arrière de la voiture

Quels sont les avantages ?

Les statistiques parlent d’elles même : le taux de réussite au permis de conduire est supérieur pour les candidats ayant effectués la conduite accompagné (70% contre 50% pour un candidat normal). Autre privilège pour les élèves de la conduite accompagnée : la durée du permis probatoire est réduite à 2 ans, alors qu’elle est de 3 ans pour un candidat traditionnel. La conduite accompagnée est également une très bonne formule pour l’apprentissage de la conduite d’un point de vue pédagogique, grâce à l’expérience qu’elle apporte au volant (les jeunes conducteurs ayant suivi l’Aac ont généralement moins d’accidents). D’autant plus que les compagnies d’assurance ne font pas payer de surprimes pour un candidat qui est en train d’effectuer une conduite accompagnée. A noter que le suivi de cette méthode permettra le plus souvent de bénéficier de tarifs réduits lors du choix d’une assurance jeune conducteur. Néanmoins cette méthode nécessite beaucoup de temps et requiert à l’accompagnateur de se rendre disponible et d’être patient.

Les points dans le permis probatoire

Le permis jeune conducteur, généralement appelé permis probatoire, a fait l’objet de multiples réformes, au point que ses règles soient souvent mal connues. Voici donc un petit rappel des modalité de ce permis.

Lorsque vous décrochez votre permis, celui-ci ne comporte que 6 points, contre 12 points pour un permis traditionnel. Il y a encore quelques mois, les 6 autres points étaient délivrés au bout de 2 ans, mais les règles sont aujourd’hui un peu plus souples : chaque année le conducteur retrouve progressivement des points (2 points chaque année, sauf pour ceux qui ont fait la conduite accompagnée qui en retrouveront 3 par an). Ces points seront acquis que si le conducteur ne commet pas d’infractions pendant sa période probatoire.

Un contrôle d'alcoolémie | Les points dans le permis probatoire

Les règles liés aux infractions se sont en revanche durcit : un jeune conducteur qui fait une infraction sanctionnable de 3 points ou plus devra obligatoirement suivre un stage de sensibilisation de sécurité routière afin de rembourser l’amende (ce stage se fera à ses frais).

Certaines sanctions ont été alourdies, notamment celles liées à l’alcoolémie au volant. Ainsi, dès 0.5 gramme par litre dans le sang, le jeune conducteur risque le retrait de 6 points, donc l’annulation de son permis, ainsi que la mise en place d’un délai de 6 mois avant de pouvoir le repasser.

Le dépassement de vitesse de 50 Km/h ou plus est également assortie de la même sanction.

L’ensemble de ces mesures est destiné à sensibiliser les jeunes conducteurs au risque de la conduite, notamment ceux liés à la conduite en état d’ivresse, à la fatigue ou encore à des vitesses excessives.
Chaque année plus de 1 200 jeunes âgés de 18 à 24 ans perdent leur vie sur la route. Cela représente près d’un quart des accidents mortels en France.